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  La filière anaérobie lactique
 
La filière anaérobie lactique
 
Lorsque nous arrivons à VMA, la respiration atteint son maximum. Si nous voulons aller plus vite, elle ne suffit plus. Le mieux qu’elle puisse faire c’est d’essayer de maintenir son activité à son plus haut régime. Une autre filière adaptée à cet effort doit donc intervenir : la filière anaérobie lactique.
Le seul problème c’est que ce passage d’une filière à une autre n’est pas sans conséquences sur l’organisme. De fait la filière anaérobie lactique augmente l’acidité de l’organisme. Or, c’est cette même acidité qui a pour priorité d’inhiber la contraction du muscle. Ce blocage de la contraction entraîne alors une baisse de régime du muscle, les jambes deviennent « lourdes », l’allure doit être réduite ou la course stoppée.
Cette augmentation d’acidité est soit disant  due à l’acide lactique, substrat produit par la filière anaérobie. Cependant, cette affirmation n’est pas légitime. L’acide lactique accompagne mais n’engendre quasiment pas d’acidité. Lorsque l’acidité de l’organisme est trop élevée, il peut même contribuer à son rétablissement. La principale fonction de l’acide lactique n’est autre que d’assurer le transport de son énergie d’une partie à une autre du corps.
En réalité, les seuls « vrais coupables » de cette acidité sont de très petites particules appelées protons hydrogène. Ce sont ces molécules qui sont habituellement « attrapées »  puis renvoyées dans l’atmosphère par l’oxygène. Lorsque l’intensité de l’effort devient trop importante elles arrivent en plus grande quantité et avec un plus grand débit que l’oxygène. Elles entrent alors dans un processus d’accumulation et inhibent alors peu à peu la contraction du muscle.
    


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