Contrairement à la filière aérobie, la filière anaérobie alactique n’utilise pas d’oxygène et ne produit pas d’acidité.
Si l’on en croît la dénomination de cette filière, il n’y a ni besoin de respirer, ni de supporter les jambes « lourdes ». Mais ce processus a ses limites, il n’est pas infini. Nous avons une quantité d’ATP suffisante pour courir 1 minute. Le composé voisin qui est la créatine phosphate (CP), peut le relayer quelques secondes de plus. Cependant, si ces éléments ne sont pas régénérés, la course s’arrête.
L’ATP et la créatine phosphate se trouvent dans une sorte de réservoir dans lequel le muscle vient puiser pour se contracter. Il est donc important, pour que le muscle puisse continuer à fonctionner, que l’organisme remplisse en permanence ce réservoir.
Ce « remplissage » est le fruit des deux autres filières énergétiques. Seules la voie aérobie et la voie anaérobie lactique transforment l’énergie des aliments, celle dont nous traitons actuellement ne fait que la récupérer. Dans ce processus, la fonction de la filière anaérobie alactique est de donner le signal aux deux autres pour qu’elles entament leur mission de « remplissage ». Cette procédure est très simple. Quand une molécule d’ATP se dégrade, elle envoie un signal aux deux autres filières pour qu’elles s’activent. La filière la plus rapide (voie anaérobie lactique) s’active, succédée de peu par l’autre filière. Toutes deux vont ensuite tâcher de maintenir constant le niveau d’énergie du réservoir.