I. Introduction
Il est possible de se représenter ce processus de deux façons :
- la plus simple tend à dire que l’énergie apportée pour la course par la filière aérobie et la quantité d’air extraite par le corps (lors de la respiration) sont équivalents. Une respiration forte traduit alors une grande utilisation d’énergie par l’intermédiaire de l’air. Cette approche est légitime du fait qu’au niveau énergétique l’air et l’oxygène peuvent ne pas être distingués. Il est vrai que de tous les gaz présents dans l’air que nous respirons, seul l’oxygène st utilisé par notre organisme pour transformer l’énergie des aliments en énergie utile à la course.
- il est possible de voir ce processus sous un autre angle autrement plus complexe. L’air n’a pas un rôle direct dans la transformation de l’énergie. Sa fonction est de récupérer des substrats dont l’organisme ne reconnait plus l’utilité. L’oxygène est ainsi l’élément principal permettant la récupération énergétique.
Après avoir succinctement explicité ces deux approches il paraît incontournable de nous intéresser à l’air et à l’énergie qui accompagnent cette filière et permettent de la comprendre.
Au repos, nous inspirons et expirons une certaine quantité d’air pour vivre. Lorsque nous marchons, nous augmentons nos besoins en énergie et par conséquent la quantité d’air que nous ventilons s’accroît-elle aussi. Plus l’effort augmente et plus la quantité d’air qui passe dans notre organisme et plus l’énergie qu’il transforme augmentent. Ceci n’est vrai que jusqu’à un certain niveau à partir duquel notre respiration atteint son maximum. Ce niveau est appelé V02max. Ce dernier est le volume d’oxygène maximal qu’un individu peut prélever au niveau pulmonaire, transporter au niveau sanguin puis utiliser au niveau musculaire en un temps donné.
Il est évident que nous pouvons nous déplacer plus vite que la vitesse correspondant à notre V02max. Le surplus d’énergie n’est plus alors apporté par la respiration mais par la filière anaérobie lactique.
Lorsque nous parlons de filière pour un effort donné nous parlons de filière dominante. De fait lors de tout effort les trois filières sont sollicitées. Cependant une filière est sollicitée prioritairement et à très forte proportion. Par exemple lors d’un effort sollicitant la filière aérobie, les filières anaérobie lactique et alactique sont sollicitées, mais à moindre coût.
II . Et dans la pratique ?
vLa Vitesse Maximale Aérobie (VMA) :
Dans le cadre de l’entraînement, la mesure consommation d’oxygène que nous avons étudié précédemment n’est pas nécessaire. Il paraît plus intéressant de connaître les allures correspondant aux différents niveaux d’utilisation de cet oxygène. La VMA est très utilisée en athlétisme puisqu’elle est un indicateur sur lequel nous nous basons pour planifier l’entraînement en fonction du niveau de l’athlète. La VMA est en fait la vitesse à laquelle l’individu atteint VO2max, elle correspond donc à l’utilisation maximale d’oxygène.
Ainsi nous utiliserons, lors de l’argumentation de nos propos, la VMA comme référent pour les différentes vitesses de course. Nous indiquerons alors ces vitesses de course en pourcentage de VMA. La VMA marque la limite supérieure de la voie aérobie, voyons à présent que le seuil anaérobie permet de diviser cette filière en deux.
vLe seuil anaérobie
Avant d’arriver à VO2max, la filière anaérobie lactique s’est déjà mise en route. Or, comme nous l’avons vu précédemment, cette filière produit de l’acidité qui inhibe peu à peu la contraction des muscles et contraint l’athlète à stopper sa course ou à réduire son allure.
Le seuil anaérobie serait donc une zone de transition au-dessus de laquelle la course devrait être arrêtée rapidement. En dessous de ce seuil, l’athlète est en équilibre, il peut courir encore longtemps.